La semaine de l’innovation publique

Pour la seconde année, les diplômes se réunissent en 2017 autour d’axes de recherches collectives. Quatre laboratoires ont ainsi émergé des problématiques des étudiants et des partenaires de terrain, autour de la pédagogie, du soin, de l’engagement citoyen et des stratégies territoriales — en partenariat avec le Vaisseau, les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, la Maison du Jeune Citoyen de Schiltigheim, l’Agence Destination Tourisme d’Alsace et Horizome.

 >>  Téléchargez les mémoires dans la liste ci-dessous !

Pédagogies et Pratiques 

L’agriculture urbaine en résilience, Sophie Chialva
Sans tambours ni trompettes — Jouer de ses gammes, Célia Galipaud
Sans tambours ni trompettes — Prêter l’oreille, Léna Vercellone
Dégustons la ville, Pauline Molina
Enfance, sexualité et tabous, Thomas Huard
Peut-être, Juliette Ganteille
Vieux Jeu, Antoine Jakubczak

Design+Soin 

Du corps à l’ouvrage, Elín-Margot Höskuldsson et Maëva Tobalagba
Voyage Anatocosmique, Suzanne Husson et Agathe Tabeaud
Dossier d’un patient en transition, Mathilde Richard et Aurélie Roure
Le silence des organes
, Aurélie Roure
Vers un dialogue adolescent, Mathilde Richard

Urbanité Engagée

Le théâtre du commun, Florent Alexandre
Cartopolis, Koulma Bilger
Co-habitat, Pétronille Camphuis
Sur les pavés, la lettre, Solène Dietz
Place aux femmes, Morgane Marin

Territoires Sensibles

Pour un voyage stimulant, Tristan Gendre
Un urbanisme vert au port du Rhin, Audrey Laurent
Créer dans la relation, Morgane Ratton
Silence(s), Ibrahim Senol
Les villes parlantes, Mélodie Valverde

Retour sur le 10 février 2017, une journée en immersion aux rencontres de l’Insitu Lab. J’assiste à la soutenance des mémoires du laboratoire Pédagogies et Pratiques. Ce matin, je suis donc entré dans le grand atelier, aménagé pour l’occasion en un espace hétéroclite et chaleureux. Il se compose de mobiliers de l’habitat, comme à la maison ! Je perçois différents îlots qui sont délimités par des bâches blanches à terre et des drapeaux. Également au sol, des cartes forment des nuages de références, à l’image d’une exposition. D’après les inscriptions blanches qui les accompagnent, chaque série de cartes correspond à une partie de la journée. Je m’installe sur un coussin et commence à feuilleter le dépliant de présentation.

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Le mardi 7 février, nous étions réunies à l’occasion de la journée des rencontres In Situ Lab. Elle constituait notre oral de soutenance de mémoire et nous permettait à la fois d’exposer notre thématique de mémoire commune au labo « Quelles nouvelles formes pour le soin ? » et à la fois d’échanger sur nos recherches avec différents acteurs ou experts, que nous avons croisé pour certains sur nos terrains d’intervention.

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Mercredi 8 février ont eu lieu les rencontres de l’Insitu Lab, organisées par le labo Territoires Sensibles. À cette occasion, les étudiants ont pu exposer l’étendue de leurs recherches et réflexions concernant leur mémoire de fin d’études, autour d’axes et thématiques communes, soit la sensibilité du territoire. Quelles sont les richesses d’un territoire ? Comment qualifier son caractère ? Comment rencontrer un territoire par ses sens ? Le laboratoire s’est réuni dans le but de révéler et de mettre en projet l’ensemble de ces ressources qui font le caractère du territoire.

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Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue à l’ouverture publique de notre café chantier. Ce chantier est construit par Urbanité Engagée, laboratoire de recherche qui se questionne autour de la citoyenneté et comment agir dans l’espace public.

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Les labos de l’InSituLab 2016-2017

Depuis maintenant trois ans, l’InSituLab, DSAA de l’Académie de Strasbourg, développe les projets de diplôme en groupes de travail sur leurs recherches de design — autour de la pédagogie, du soin, de l’engagement citoyen et des stratégies territoriales — en partenariat avec le Vaisseau, les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, la Maison du Jeune Citoyen de Schiltigheim et l’Agence Destination Tourisme d’Alsace.

Formation

Vous pouvez consulter ici le catalogue de formation de l’InSituLab :

lien de téléchargement

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Le labo Territoires sensibles est constitué de Mélodie Valverde, Audrey Laurent, Jean-Denis Tridon, Ibrahim Senol, Tristan Gendre et Morgane Ratton. Sous la direction de Danielle Martin et Nicolas Couturier, notre objectif est de mener une enquête sur le réseau de notre partenaire principal, l’Agence du Développement du Tourisme (ADT).

Aller sur le site du Labo TERRITOIRES SENSIBLES

Nous , Koulma Bilger, Morgane Marin, Pétronille Camphuis, Solène Dietz et Florent Alexandre, sommes Urbanités Engagées. Notre laboratoire a la volonté de mettre à contribution nos énergies en fabriquant des outils adaptés à des contextes et à des territoires particuliers pour étudier la citoyenneté et le pouvoir d’agir. Où ça ? Dans l’espace public, l’espace commun à tous pour y être ensemble, égaux, libres et créatifs. Notre rôle en tant que designer est donc d’intervenir dans l’espace public pour questionner l’implication de chacun.

Aller sur le site du Labo URBANITÉ ENGAGÉE

Le labo Pédagogies et Pratiques rassemble sept étudiants portés par une même envie. Celle d’envisager l’éducation et la médiation par le biais de la pratique et de l’expérimentation, de découvrir des formes de pédagogies alternatives basées sur la manipulation ludique et sensorielle.
Le labo est renforcé par un partenariat avec le Vaisseau, un centre de découverte des sciences et des techniques pour enfants. Cette étroite collaboration lui permet d’investir le LAB’OH, un espace d’expérimentation autour de la créativité, un cadre privilégié pour mener des “ateliers curieux” tout au long de l’année.
Ces ateliers sont l’occasion pour chacun des étudiants d’interagir avec les enfants mais aussi leurs parents, de valider ou d’infirmer des hypothèses, de tester des micro-projets, d’inclure l’usager dans un processus de création itératif.
Les membres des ateliers curieux pourront ainsi nourrir leur projet de diplôme respectif. Ceux-ci questionnent des thématiques très diverses, allant de l’initiation vidéoludique à l’agriculture urbaine, en passant par la médiation scientifique, l’éducation sexuelle, la pratique musicale alternative ou encore le tourisme sensoriel. Malgré tout, ces étudiants sont toujours liés par l’ambition commune d’expérimenter autour de nouvelles formes de pédagogies.
Avec _ Léna VERCELLONE et Célia GALIPAUD _ Sophie CHIALVA _ Juliette GANTEILLE _ Antoine JAKUBCZAK _ Thomas HUARD _ Pauline MOLINA
Sous la direction de _ Cécilia GURISIK _ Bruno LAVELLE _ Carmen PRINCELLE

Aller sur le site du Labo PÉDAGOGIES ET PRATIQUES 

S’ancrant au cœur de l’hôpital, le labo Design+Soin permet de préfigurer le projet d’un tiers-lieu dans un espace hospitalier.
Les 6 étudiantes, Aurélie Roure, Mathilde Richard, Elìn Ármannsdótir, Suzanne Husson, Agathe Tabeaud et Maëva Tobalagba, testent  les modèles possibles, tant en terme d’espaces, de besoins de ressources, de modèle économique, de rayonnement vers l’extérieur… à partir de leurs projets de diplôme orienté vers un design du soin.
Des images, des usages possibles se dessinent au fur et à mesure lors d’immersions et d’ateliers. Ces expériences pourront permettre l’écriture d’un projet institutionnel à développer sous forme de commande ou d’appel à projet. Sous la direction de Nicolas Couturier, Cécilia Gurisik et Jean Obrecht, 
En collaboration avec la Fabrique de l’Hospitalité

Aller sur le site du Labo DESIGN+SOIN

Les labos de l’InSituLab 2015-2016

Les diplômes se réunissent cette année autour d’axes de recherche que nous distinguons en cinq laboratoires. Depuis plus de cinq ans, la première année de l’InSitu Lab développe des expérimentations sur des terrains aussi divers que le parc de l’Étoile, le service de rhumatologie des hôpitaux Universitaires de Strasbourg, un point de lecture des Bibliothèques départementales à Bust, un terrain communal dans les Cévennes…

Les diplômes ont jusqu’à présent été liés aux démarches développées dans l’InSitu Lab, mais le regroupement des étudiants, si spécifique aux projets de première année se poursuivait trop peu ensuite.

Nous proposons donc cinq axes de travail pour développer des projets de design, concevoir des outils et des dispositifs afin d’imaginer des futurs souhaitables et désirables, tout en questionnant les formes existantes, les stratégies émergentes, autant que les pratiques lointaines, temporellement ou géographiquement.

Les 1, 2 et 3 mars, trois jours d’échanges autour des problématiques de projet des étudiants.

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Il serait difficile de retranscrire tout ce que nous avons pu vivre pendant cette journée. Cela pourrait se résumer par beaucoup de belles rencontres, d’espoir et de joie. Lire la suite…

 

LE MONDE SENSIBLE DU FILM – Une expérimentation renversante

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Nous retrouvons Elise et Manon qui décide de migrer vers Le Rive Etoile, histoire de changer de public. Aujourd’hui nous vous proposons d’imaginer l’univers d’un film à partir d’une pochette renfermant plusieurs matériaux. Vous aurez ensuite le plaisir de pouvoir visionner l’extrait en question. Des différences entre votre interprétation de la pochette et l’extrait ? 

– exercice difficile dans ce monde pragmatique et pressé –

 

 

Voici les pochettes

 

 

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DSC05039web « ça m’évoque l’adolescence avec le cadenas ça me fait penser au casier du collège, le coton à l’acné par exemple, et l’encre aussi. »  – Raphaël

 

 

 

Après le visionnage de l’extrait de Mr Nobody : « Ah ouai maintenant je comprends mieux. moi je rajouterai une montre ou un métronome, pour montrer la régularité, le tic tac là. »

 

« Oui je vais beaucoup au cinéma. Seul. Parce que… dans la vie je suis seul. »  –  Eugène

 

 

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« hmm… non ça ne m’évoque rien. »  –  Sergiu

 

 

 

 

« ça me fait plutôt penser à l’univers de la DSC05039web
mode… Avec le coton, ça m’évoque le maquillage, la douceur, des lotions ou des crèmes et la ficelle ça m’évoque des cheveux. »
 

 

 

Après le visionnage de l’extrait de Mr Nobody : « Ah oui d’accord. En fait c’est plutôt le cadenas qui me parle par rapport au film là. Avec l’enfermement tout ça. »

 

 

 

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« Oh c’est vraiment dur à expliquer. »  

–  Suzanna & Chérame

« Merci pour le film. »

 

Voici que s’achèvent nos expérimentations de la semaine. Elles nous auront permis d’éclairer nos têtes de plusieurs pistes de projet. Les enfants sont surement plus inventifs lorsqu’il s’agit d’imaginer une histoire à partir de matières. Un atelier avec une classe… !

La rencontre entre les spectateurs – le CINEMA comme lieu de vie, d’échange, de rencontre. L’intervention d’Eugène nous aura particulièrement conforter sur cette voie.

Choisir un film autrement. l’AVANT film. Plein d’idées qui fourmillent ! Nous vous les feront expérimenter sous peu.

 

Peut-on boire différemment le vin ? C’est une question que je souhaite explorer

Avec l’aide de différents outils, je questionne les usagers sur leurs relations avec le vin.


 

Je bois…

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Écris ton histoire avec le vin : avec ce livret , où l’on peut changer les mots, les usagers décrivent leur habitude de consommation de vin. J’y découvre alors les plaisirs de chacun et leurs volontés de partager le moment de dégustation avec leurs entourages.

« Le vin est le patrimoine de nos régions »

« On le fait vraiment entre amis »


 

Où le boire ?

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A l’aide de nuanciers de couleurs et de matériaux, j’ai proposé aux usagers de créer une ambiance qui serait propice à la dégustation du vin. Certains matériaux reviennent régulièrement comme le bois où la pierre. Des usagers puisent dans leurs souvenirs pour se projeter dans des lieux qu’ils ont connus, avec lesquels ils ont une histoire.

« Ça me rappel chez mon grand-père »

« Le bois à un coté authentique » « Son renouveau est lié avec celui des vin et des personnes »


 

« Mais vous n’avez pas de verre à pied ? »

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Proposer aux usagers différentes couleurs de vin à associer avec différents contenants : un vrai casse-tête pour certains. Ce jeu questionne sur nos habitudes de consommation et de dégustation. Chaque verre leur évoque une anecdote, un souvenir avec le vin. Cette expérience est une belle provocation pour les amateurs de vin mais qui a fait émerger de bonne discutions.

« Boire dans un verre comme ça, ça le banalise » « Tous les sens doivent être touchés ! »

« Il y a un coté élégant dans le verre à vin »

Natzwiller Vol.2 (en fait cette fois on est à Strasbourg)

Après notre première sortie à Natzwiller nous avons décider de nous « séparer » mais cette fois ci à Strasbourg.

Guillaume et moi voulions prendre connaissance de ce que pouvais représenter un tiers lieux, un lieu de co-working en l’occurrence. Le Shadock, espace multi-activité dédié à l’expérimentation, à la création et aux cultures numériques, accueil Alsace digitale, un de ces fameux centre de co-travail. Il peut accueillir une vingtaine de co-worker, la plupart sont indépendant mais des sociétés peuvent aussi s’y installer. 

Au premier abord l’ambiance est studieuse et pas comme nous l’imaginions à savoir plus fourmillante. Quoi qu’il en soit nous avons trouvé des personnes avec des profils différents pour partager leur vision de ce type d’espace. 

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Nous avons pu rencontrer un webmaster, un graphiste, et un ingénieur spécialisé en intelligence artificielle.

L’outil mis en place nous a permis de dialoguer en mettant en avant des verbes d’action propres à l’idée de collaborer.

Des avantages à ce type d’espace reviennent notamment sur l’idée des croisements de compétences au sein du lieux. A force de se côtoyer un sentiment de confiance s »installe au sein de l’espace et les liens professionnels deviennent parfois logiques. L’outil sera sûrement amené à évoluer vers une forme plus interactive.

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Pour terminer nous avons rencontré Pauline Desgranchamp qui nous à aussi apporté l’idée que collaborer de manière transversale c’est, au contact des autres, transformer sa pratique, la faire évoluer.

Laboratoire de la démocratie

 

 

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Johan, Mathieu, Alice et moi-même, Barbara, formons le laboratoire du design de la démocratie. Ce jeudi 15 octobre, nous nous sommes rendus sur notre terrain, à la maison citoyenne du Neudorf. 

Afin d’ouvrir les possibles quant au devenir de ce lieu, nous avons imaginé une fenêtre mobile afin que les usagers puissent se projeter dans ce lieu. De l’intérieur, comme de l’extérieur, ils peuvent alors s’imaginer toutes activités dans cet espace, actuellement en chantier.

Après avoir discuté devant cette fenêtre sur l’avenir à la maison citoyenne, puis à l’Eurométropôle et au petit parc de la gare routière, nous nous sommes finalement placés en plein milieu de la place Kléber. Cette fois-ci, pas de médiateur, nous avons opté pour le rôle d’espions-observateurs, et avons simplement attendu les réactions écrites et dessinées des usagers. Une seule consigne : L’expression libre !

 

 

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Dans la nuit de jeudi à vendredi 16 octobre, plusieurs dizaines de cubes en bois ont été dispersé dans toute la ville de Strasbourg.  Ils ont été donnés à des passants, déposés dans des commerces ou bien laissés discrètement dans des arrêts de tram et bus. Chaque cube est la pièce d’un puzzle géant pouvant être reconstitué par les habitants lors du RDV : Le vendredi midi.

Chaque pièce comporte son propre numéro, il est donc possible de retracer une partie de son chemin dès son arrivée au RDV. 

Afin de rendre compte de l’implication des usagers, du voyage des cubes et des interactions qu’il a pu créer lors de ses péripéties, il est demandé aux détenteurs du cube de publier une trace de cet instant sur les réseaux sociaux : 

INSTAGRAM

TWITTER

FACEBOOK

– Prépartation – Création – Lancement –

 

Les citadins joueront-ils le jeux ? Combien de cubes seront ramenés et quelle sera leur histoire ?  Ce type de dispositif, de chaîne, de chasse aux trésors crée-t-il de l’engouement, de la curiosité, une envie du faire ensemble ?

 

 

La chaîne du CubeCitoyen est la première expérimentation sociétale d’une série de recherches dans le cadre de mon mémoire et projet de diplôme questionnant Les relations urbaines. De nombreuses autres expériences urbaines sont à venir ! 

Pour celle-ci, les dés sont lancés. Affaire à suivre !

Le format Photomaton me sert aujourd’hui à la fois à découvrir leur manière d’imager leurs pensées sur ces histoires, mais aussi d’échanger par la suite sur cette expérience, et à prendre connaissance de leurs habitudes de lecture, et ce qui les attire.

De belles rencontres et de belles surprises ont pris forme.

« j’aime l’histoire et la littérature mais je lis pas moi mais j’aime bien voir juste des petites phrases! »

 » C’est du lourd Candide c’est trop ma vie, attend je vais te faire un rap dessus »

 » si la 4eme de couv m’attire et que les 4 premières pages sont cool, là c’est bon je le continue »

« C’est bien les livres classiques! mais cherche pas, si dès le début le perso principal t’as envie de le bitch slapper, c’est même pas la peine j’ai pas envie de le continuer »

Affaire à suivre, les éléments sont mis à disposition des jeunes, peut-être que je recevrais de nouvelles images avec leurs propres règles?

 

 

Les Micro-chantiers continuent

  

Intervention à la Krutenau

« Je ne voulais pas aller en général, ça aurait été foutu pour moi, j’y serais jamais arrivé… »
— lycéen en Bac Pro Electronique 

 
« Le bac S et le bac L c’est dur, en plus le dessin c’est mon seul point fort… du coup j’ai cherché à côté de chez moi des formations. »
— lycéen en STI Arts Appliqués
 
« – Et tu savais que des bacs pro existaient pour te spécialiser tout de suite ?
Oui mais non… Je sais pas… J’avais cette formation comme objectif, j’ai pas cherché plus loin. »
— lycéenne en seconde STI souhaitant devenir dessinatrice de personnages de jeux vidéos

 
 
« – Et tu sais ce que tu veux faire après ?
– Oui! Je le sais depuis la cinquième au moins !!
– Ah bon ! Et tu veux faire quoi ?
– Je veux être info graphiste ! 
– Et tu as déjà regardé les formations Post Bac qui te permettent d’étudier pour le devenir ?
– Oui. Je vais rester au Corbusier je crois…
– Et pourquoi ne pas être allé tout de suite en voie professionnelle pour te former directement au métier que tu veux ?
– je ne sais pas, le général c’est mieux non ? »
— lycéen en première année STI AA

 

Avant un spectacle, je distribue des petites fiches aux spectateurs. Elle peuvent leur demander d’écrire une réplique qui les a émus ou bien de mesurer la douleur dans leurs mains après avoir applaudi. 

20h : À l’espace Gruber, l’ambiance n’est pas festive, plutôt concentrée et sérieuse. Je ne suis pas accueilli avec beaucoup d’intérêt, les gens paraissent embarrassés, plusieurs refusent de jouer mon petit jeu. Certains me disent qu’ils n’ont pas de stylos, heureusement j’ai tout prévu, mais alors ils trouvent une autre excuse et alors je les laisse tranquille. Je ne veux surtout pas déranger. Certains spectateur ne veulent surtout pas avoir à écrire quelque chose pendant une pièce, même si ma carte leur demande une toute petite croix sur une feuille. Je comprends parfaitement. On vient souvent au théâtre pour absorber un spectacle et le vivre entièrement, sans vouloir s’embêter de penser à une consigne donnée. Néanmoins certains s’intéressent à ma démarche et m’en demandent plus sur mes motivations, des jeunes souvent.

21h : Je pars pour le Maillon ou je trouve pas mal de personnes qui fument devant le théâtre. Ici personne ne refuse de participer et les gens sont plutôt amusés et détendus. Je distribue mes dernières cartes en essayant de varier un maximum le public. Seul critère commun apparent, ils vont au théâtre, et il fument. Le public à l’air plus jeune ici, et plus nombreux, mais je le dis encore, je n’ai vu qu’un petit échantillon de spectateurs.

 
J’ai hâte de récolter les fiches après les représentations. Mais quand même, ça m’a frustré de voir tous ces gens aller voir une pièce de théâtre, j’avais bien envie de rentrer moi aussi.
 

22h : Au TNS, quelques secondes après les applaudissements je récupère mes premiers papiers, les gens me reconnaissent et sont plus détendus je trouve. La personne chargée de l’accueil m’écrit meme une phrase qu’elle s’était efforcée de retenir par coeur lorsqu’elle avait vu le spectacle. Sauf que ! Sauf que seul une partie des gens sont sortis coté bar mais que le reste s’en est allé coté rue… J’ai donc manqué certaines personnes. Zut. J’ai quand meme récupéré 6 papiers, c’est à peine la moitié. Tant pis, allons tenter notre chance au maillon !

Une toute petite dame fouille dans son sac pour retrouver le stylo que je lui avait prêté. Un sac spécial, spécial théâtre ! Il contient deux coussins qu’elle met en dessous de ses toutes aussi petites fesses pour pouvoir  regarder le spectacle par dessus l’épaule du spectateur de devant.

23h : Coté Maillon, je m’attends à récolter plus de fiches mais surprise, seulement deux personnes viennent me rendre la leur. Ai-je encore raté une deuxième sortie cachée ? J’arrive à tester un deuxième outil avec un spectateur auquel je demande de me raconter la pièce et de me décrire les personnages à partir de formes géométrie que j’avais découpé auparavant.

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Le rond doré, c’est le personnage de la mère, une aristocrate déchue qui doit revendre son domaine, « La cerisaie ». Les deux rectangles sont ses enfants, qui sont pleins d’espoir. Et vient celui qui veut racheter le domaine. Il n’est pas méchant, c’est la forme rouge/brun.

Bilan :

Je sens que ces outils peuvent donner quelque chose d’intéressant mais je n’ai pas su les exploiter au mieux. Peut-être faut-il trouver une meilleure stratégie d’approche. Avec la matière obtenue je vais essayer d’améliorer ces outils.

 

De place en place

Après avoir passé la journée d’hier en territoire rural à (re)-découvrir le village de Natzwiller et ses habitants, le Labo Rural se disperse aujourd’hui en milieu urbain. 
Je voguerais dans Strasbourg, de place en place, tout au long de la journée avec pour objectif de faire imaginer aux passants leur place publique idéale en décrivant les usages qu’ils aimeraient y retrouver. 
 
L’outil propose à chacun de créer se place idéal à partir des actions qu’il souhaiterait y retrouver, une case vide central peut donc accueillir des modules colorés, chaque couleur est lié à un usage, une action. 
noir = s’exprimer, rose = se divertir, vert = (se) cultiver, orange = s’exprimer, bleu foncé = se rencontrer, bleu clair = se reposer, beige = observer, blanc = un usage que la personne a envie d’imaginer
 

 

De rencontre en rencontre

 
La place publique idéale de Barbara
 » On doit pouvoir s’exprimer, dire ce qui ne va pas. »
« C’est avant tout un lieu pour se rencontrer. Il faut que ce soit animé. »
« Il pourrait y avoir beaucoup d’interventions artistiques et de la musique! »
 
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La place publique idéale de Halim
 » C’est un espace de liberté »
« On doit pouvoir y apprendre, à tout âge »
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La place publique idéale de Christina
 » C’est bien de pouvoir observer ce qui nous entoure, les gens qui passent mais surtout de l’architecture. Il doit y avoir des choses intéressantes à regarder »
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La place publique idéale de Chavy
 » Il faut pouvoir se cultiver dans l’espace publique, y mettre de l’art, des tableaux. »
« C’est important de pouvoir s’y exprimer, de dire son mécontentement, d’y manifester »
« J’aimerais bien pouvoir m’y reposer, pourquoi pas mettre un matelas. Et aussi y manger comme ça on peut s’y rencontrer. »
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La place publique idéale de Jahbril
 » Pour moi le plus important c’est de pouvoir s’exprimer. Par son art ou dire ses idées, il faudrait un grand mur pour pouvoir écrire et dessiner »
 » Ca doit être un lieu neutre, paisible où on peut se rencontrer »
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La place publique idéale de Brice
 » Le point central c’est l’observation, si il y a des choses à regarder à analyser on peut échanger tout autour » 
« Il faut pouvoir s’exprimer, faire un discours sur ce qui nous tient à coeur, pourquoi pas des scènes, comme en Angleterre où on a le droit de parler de tout sauf de la reine. »
« On doit pouvoir s’y divertir et se cultiver, pouvoir amener un livre ou pourquoi pas en trouver sur place. »
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La place publique idéale de Sausen
« A l’origine une place pour moi c’est fait pour s’exprimer. »
« Il faut du vide, la place c’est aussi le mouvement pouvoir se déplacer mais ne pas faire que passer. » « L’être humain c’est avant tout le mouvement. »
« Ça doit être un lieu ouvert, pas clos » 
« Un lieux vivant, un espace dans lequel on vit, avec des livres, des cafés, des gens de toutes les cultures qui se mélangent. »
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Bien arrivés à Tours après 9h de route en compagnie de Louis et Mickael, nos deux covoitureurs au top ! Les belles rencontres commencent bien avant notre rendez-vous au Point Haut! Nous sommes plus que chaleureusement accueillis par Flavie et Antoine qui nous laissent surfer à volonté sur leur canapé (nous espérons que vous comprendrez la référence !) Ils se présentent comme deux Hommes du terrain : elle éducatrice spécialisé, lui aide soignant. Nous leur avons parlé du DSAA in Situ Lab, une formation dont ils ne s’imaginaient pas l’existence. Une véritable alchimie s’est opérée, nous ne pouvons travailler l’un sans l’autre.
Nous allons maintenant nous coucher car demain nous participons à la Rencontre autour de la Permanence Architecturale au Point Haut à Saint Pierre des Corps avec notamment Patrick Bouchain et Marie Blanckaert comme intervenants.

À la Une : photomontage du designer graphique, Thibaut Chignaguet en collaboration avec le photographe monsieurj pour l’identité du Point Haut, 2015.

 

Natzwiller Vol.2

6 mois ont passés depuis notre première visite à Natzwiller. Reprenons notre bâton de pèlerin et rappelons quelques éléments. Natzwiller est un village de 600 habitants, situé dans la haute vallée de la Bruche à 50 km au sud ouest de Strasbourg. La Rothaine, petite rivière, chatouille les moustaches du village.

Aujourd’hui, jeudi 15 octobre, le « Labo Rural » s’est rendu à Natzwiller pour entamer un travail d’investigation. Afin bien comprendre le fonctionnement de la commune, les relations entre les habitants ainsi que leur(s) histoire(s), les lieux fréquentés, les initiatives locales (entre habitants et pour la communauté) (…) nous avons pris rendez-vous avec quelques locaux.

Munis non pas d’un bâton mais d’une grande carte du territoire nous avons discuté avec Jean-Pierre Schahl, un ouvrier à la retraite de l’ancienne usine plastique de Wildersbach (un village voisin). A vrai dire nous avons été intrigué par un petit panneau « Poterie » a l’entrée de sa maison, puis en entamant la discussion, Jean-Pierre nous a confié qu’il expose chez lui des pièces en céramique faites par sa fille (résidant à Strasbourg). Finalement, nous en sommes venu à parler de ses connaissances dans le village, des lieux qu’il fréquente et de ses activités, comme les repas du club des lundi !!

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Suite à cette halte inattendue, nous nous sommes rendu chez Pauline, une jeune maman habitant à Natzwiller depuis 2008 (ce qui est récent en comparaison de ses voisins). Adhérente de l’association tricot, et future présidente de l’association des parents d’élèves, elle est toujours bien occupée, et comme beaucoup de Natzwillerois, elle s’occupe de son jardin « dès que les enfants font la sieste ». Grâce à elle nous avons pu constater de l’énergie de son quartier. 

L’heure du repas approche, mais nous décidons de terminer la matinée en discutant avec Clarisse, la secrétaire de mairie. Très au fait de ce qu’il se passe dans le village, elle nous à parlé des différents point de rencontres. Cependant, elle n’habite plus à Natzwiller même, mais à la Broque, de ce fait elle ne partage plus autant la vie de quartier/village.

Il est temps de se restaurer !! L’auberge Metzger, qui nous a été vanté de nombreuse fois nous accueille. A notre grand étonnement, il y a plus de monde dans le restaurant que dans le village !! A la fin de notre (délicieux) repas nous discutons avec une employée de l’auberge, qui nous explique que quelques employés sont résidents du village, mais que la clientèle est surtout issues des entreprises locales voire de Strasbourg.

Avant d’aller à la rencontre de notre dernier rendez-vous de la journée, une petite balade dans le village nous a permis de mieux explorer le terrain de l’ancienne usine textile.

 

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Puis nous voici chez Materne Felder, natif de Natzwiller, et ouvrier à la retraite de l’usine textile. Très actif dans la commune, il apporte son aide facilement, pour réparer, bricoler (…) en plus de s’occuper de l’entretiens du terrain de foot. Visiblement passionné et fervent footballeur, il est très actif dans le fonctionnement de l’association sportive de Natzwiller. Enfin, nous avons visionné un film sur les évolutions de la production de textile dans la vallée de la Bruche.

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Cette journée n’est que l’amorce d’un long travail sur le terrain. Nous avons encore de nombreuse personnes à rencontrer, des tests à réaliser… Mais pour le moment, la suite de la semaine de l’innovation publique se déroulera dans Strasbourg, afin de questionner les Passants, usagers de lieux … à l’aide de nouveaux outils !!!

Aussitôt arrivé aussi tôt reparti, me voilà propulsé à 17h sur le CSC d’Elsau, quartier « en marge » de Strasbourg. J’y rencontre la directrice, Mme Schmitt, qui, entre deux « Bonjour » tendu aux habitants, me redirige vers Momo, responsable de l’accueil jeune. Il me fait visiter la spacieuse structure, et répond à mes multiples questions sur le fonctionnement et la place du SCS au sein du quartier. Les métaphores défilent, tantôt « poumon du quartier », « ruche » où s’échangent de bons procédés entre associations et CSC).
« Une impression de faire plus ce qu’on devrait faire ? », « Ah ça, … par exemple la prise en charge des demandeur d’emploi ».
« 20 ans d’ancienneté ici, oui, les choses changent. Mais en attendant, on a toujours pas d’aide pour réparer l’isolation sonore ».

« Je reste fier du fait qu’on arrive à réconcilier des familles et à porter des jeunes dans la création d’entreprise ».

En sortant, je discute avec un habitant, « t’aurais pas une clope ? », qui stationne devant le centre. « Il y a plus de travail ici, … Ah si, à la boulangerie, qui vient de fermer ». Le centre social culturel comme le dernier poumon ?

À 15 heure, au centre social culturel d’Illkirch, « le Phare de l’Ill»,les jeunes son absence. La secrétaire m’annonce qu’ils arrivent seulement vers 17h pour l’aide au devoir car c’est la période scolaire. « Ho vous savez, hier, Mercredi, c’était pas aussi calme … Hola, bien au contraire ! ». Je rencontre ensuite l’équipe d’animation du secteur jeunesse. Tout de suite après avoir annoncé mon intérêt pour les CSC, ils me proposent d’intervenir à la fin des vacances, auprès d’un jeune public de 12-14 ans. Nous resterons en contact pour convenir du contexte d’intervention : animation seul ou avec mon groupe labo « outil de transmission » ? Quel aspect du projet de diplôme explorer ? Rendez-vous le 2 Octobre.

De 11h30 à 13h 30. Créneau horaire de deux petites heures. Deux heures intenses de passages, de brouhahas. Deux heures productives, créatives. Entre lycéens en filières générales, apprentis en filières professionnelles, personnes en reconversion et collégiens de cinquième, les récits d’expériences d’orientation étaient aussi variés qu’enrichissants. 

L’outil Mix-Met est efficace pour discuter autour des parcours de chacun. Ils se confient facilement tout en confrontant leur vision du métier dont ils sont en train de réaliser leur portrait robot. Les cartes professions courantes (type dentiste, avocat…) leur permet de raconter plus longuement leur orientation personnelle, les cartes plus ardues leur permettent de découvrir des métiers jusqu’alors inconnu et leur faire prendre conscience de l’éventail des possibles mais aussi de les faire s’interroger sur où ils se renseigneraient pour découvrir ce métier. 

Rendez-vous demain, même heure, même endroit pour une nouvelle session. Je tenterai aussi de m’immiscer entre les conversations de la pause de 10h pour capter les parcours des non-demi-pensionnaires !

Et si je vous pose une simple question : pour ou contre l’écriture à la main ?

Que me répondez-vous ? 

Voici les réponses accumulées aujourd’hui dans le centre touristiques de Strasbourg. Des anecdotes, des histoires concertants un entourage proche et souvent en bas-âge, des maximes, des opinions souvent très communes, mais surtout une majorité écrasante de POUR.

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« Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient » dicton d’un grand-père.

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C’est pour cela que l’on remet ça demain, rendez-vous à la gare de Strasbourg pour un stand moins nomade et plus voyant ! En espérant y retrouver du monde.

 

 

LE MONDE SENSIBLE DU FILM – Une expérimentation renversante


 

Elise et Manon s’installe sur la place Klébert sur une table de fortune. Venez vivre une expérience ! Le film autrement ! Prenez place sur la chaise, placez le casque sur vos oreilles et plongez vous dans l’univers de cet extrait de film 

 

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Une matériauthèque vous sera ensuite proposez. Saisissez vous des échantillons qui vous évoquent l’univers de ce film, qui soulèvent en vous des réflexions, qui vous font voyager à travers cet extrait !

 

 

 

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Film n°1

Wiplash, réalisé par Damien Chazelle, extrait 16:55 à 19:37 min

 

 

 

 

 

 

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Film n°2

Mr Nobody, réalisé par Jaco Van Dormael, extrait 2:04:50 à 2:07:30 min

 

LE CHOIX DES MATÉRIAUX

Pour Gisèle la corde bleu traduit les yeux très clairs de l’acteur. Le coton symbolise le ciel doux, le rêve. Au contraire chez Ibrahim il représente la perméabilité du monde. Pour Odélia ce sont les rouages qui signifient l’aspect psychologique du film. Le cadenas sera choisi pour représenter l’atmosphère enfermée de l’extrait 

Les différents matériaux touchent d’une manière singulière chaque spectateur.

SYMBOLE – ILLUSTRATION – SIGNE

 

 

 

Et voici le résultat 

 

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LA PAROLE DES SPECTATEURS 


 

 

 

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« Je ne vais pas au cinéma. Vous savez c’est cher. J’ai 82 ans, avec la retraite, je ne peux pas me le payer. Mais avant j’y allais beaucoup. »  –  Gisèle

 

 

« Au cinéma… Oui j’y vais plutôt seule ou avec une copine. Une ou deux fois par mois. C’est l’occasion de m’échapper de chez moi. »

« Proposer une expérience avant, pendant, ou après un film… Pour moi le moment de la sortie, juste après le film, est important. Je suis dans un état particulier que j’ai envie de cultiver. J’ai plutôt envie d’être seule à ce moment là, pour pouvoir réfléchir. Je n’aurais pas envie d’avoir à faire quelque chose directement après par exemple. Mais c’est vrai qu’à la sortie du cinéma, il y a vraiment une rupture. »  –  Cécilia

 

 

 

 

 

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« Je ne vais pas au cinéma. Mon mari n’aime pas ça. Il trouve que c’est une perte de temps. Rester dans une salle noire… Il aime pas trop les films en général. C’est leur côté irréel. Il préfère plutôt les documentaires. »  –  Odelia

 

 

 

« Je vais très souvent au cinéma. Une centaine de fois par an. J’ai une carte. Je regarde des types de film très variés. C’est vraiment selon l’humeur quoi. »

« Une expérience au cinéma… Pendant je ne sais pas si ça marcherai… ça dérange dès qu’on ouvre un paquet de chips alors discuter… Peut-être plus avant ou après dans ce cas. Ah pas forcément discuter ! Susciter les sens vous voulez dire… Hmm pourquoi pas ! »  –  Ibrahim

 

 

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« Dans une salle de ciné, on fait le noir. Pour pouvoir être concentré. On a un rapport beaucoup plus intime au film dans le noir. Moi je suis photographe. Et quand vous me proposez cette expérience la dans la rue, le contexte dans lequel je suis est aussi important. J’y fais attention. Je vis ça comme une superposition de contexte. Celui du film et celui dans lequel je suis physiquement. Le contexte physique est connecté à l’image ! « 

« Intégrer des expériences sensible durant la projection… Oui pourquoi pas l’accompagner par des odeurs, le toucher… Oui stimuler les sens… Les sens comme un accompagnement au film… » –  Michel

 

« Le cinéma… S’il y avait des séances à 12h ou 1h du matin, oui j’irai plus. » –  Nicolas

 

« Non je ne vais pas au ciné. J’ai pas le temps. C’est jamais dans mes horaires. Et puis j’habite en campagne, donc tout de suite il faut prendre la voiture. C’est loin, ça devient vite chiant quoi. Je vais plutôt regarder des films chez moi. »          

–  Un inconnu

 

 

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« Au cinéma, oui j’y vais assez souvent. Mais je regarde un film presque tous les soirs chez moi. »  –  Margaux

 

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« En tout cas, ça m’a fait plaisir de revoir un bout de ce film ! »  –  Alain

Et toi, comment tu envisages le travail?

 

Et si, vous étiez dans cette situation? Amener les usagers à s’imaginer des contraintes, les surprendre pour collecter des conceptions et des avis différents: l’usager prend position. 

ET SI, VOUS DEVIEZ TRAVAILLER DEBOUT? « On a le droit? on a pas de pause supplémentaire? »

ET SI, UNE ALARME RETENTISSAIT POUR MARQUER VOTRE PAUSE ? « Je veux bien au moment de partir, oui, mais alors pas au moment de revenir! »

ET SI, ON VOUS FILMAIT AU TRAVAIL? « Atroce, j’oserai même plus aller faire pipi. »

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ET TOI, IL EST COMMENT TON ESPACE DE TRAVAIL IDEAL? 

« Je veux mon espace pour travailler seul, j’aime avoir un regard sur leur travail mais je n’aime pas me mélanger »

« Moi j’aime travailler en équipe, j’ai un poste important, par contre il faut aussi que j’arrive à me retrouver seul un moment dans la journée. »

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Rencontre avec trois élèves en seconde STI Arts Appliqués :
« – Comment vous avez trouvé cette formation ?
– Au collège il y avait des personnes qui venaient dans les classes et on parlait, et j’ai appris que ça existait comme ça ! »
– Moi j’ai cherché sur internet !
– Moi je suis venue aux portes ouvertes ! »

Dialogue avec trois étudiants en Bac Pro Communication Visuelle au lycée Gutenberg :

« – Comment vous vous étiez renseigné pour votre orientation ?
– Moi une conseillère à Illkirch…
– Ah moi non !!
– Ah bon ? Comment tu as fais alors ?
– Bah j’ai regardé en fonction de ce qui me plaisait… et bah… j’ai pris ça après… c’est pas vraiment ce que je veux faire plus tard mais bon… voilà ! C’est une étude comme les autres on va dire !
– Mais tu veux faire quoi alors plus tard ?!
– Plutôt dans le commerce en fait.
– Et pourquoi tu n’y es pas dès maintenant ?
– Ah bah je ne savais pas encore ce que je voulais faire en troisième, c’est un peu tôt je trouve pour choisir…
– Et qu’est-ce que tu aurais aimé avoir pour t’aider à t’orienter ?
– Je sais pas… des salons ! Avec différentes entreprises qui présentent ce qu’ils font, avoir le choix…
– La rencontre avec des professionnels t’aurais plu ?
– Ouais ! Carrément ! »

« – Et comment tu t’es retrouvé en STI Arts Appliqués ?
– C’est mes professeurs, en fait… Mais en fait, je voulais faire directement un Bac Pro, mais eux ils étaient pas d’accord, du coup ils m’ont dit : il faut que tu ailles ici. »

Micro chantier au palais Rohan

Claire et Lilian, des Hautes Alpes, passent leur vacances à strasbourg. 

Interpellés par le micro chantier, ils nous confient qu’ils faut revenir aux sources, et que oui, manger les plantes urbaines ne les dérangerait pas. 

 

Un espace intime , dans lequel les jeunes sont invités à se mettre en scène. Quatre petites histoires très synthétiques de quatre oeuvres littéraires françaises. Des accessoires dessinés leurs sont fournis pour se mettre dans la peau du personnage qu’ils imaginent suite à l’histoire qui leur est présentée.

Contact avec les lycéens: 4 histoires: Mme Bovary, La peau de Chagrin, L’allégorie de la caverne, Candide. Tous se prêtent au jeux, certains ausent plus utiliser les outils que d’autres, mais on constate que cet esprit léger leur plaît, ils s’intéressent au personnage et prennent plaisir à devenir leur propre héros. (si vous voulez votre photo, contactez moi par mail: marquet.charlene@gmail.com) 

Ce jeudi matin, à la bibliothèque de l’établissement scolaire, je trouve quelques élèves en train de lire et de travailler sur l’ordinateur. J’aborde Ahmed et il me rend compte ses expériences personnelles dans l’espace public. Par le biais de carte « espace public », et de formulation « quelle situation dans l’espace public as tu apprécié/subi ? » En discutant, on dépasse la consigne du « lieu » et on explore l’expérience d’être dans une communauté, « avec ses frères et sœurs », « parmi ses amis »,etc. Il exprime concrètement l’expérience de leurs droits et devoirs.
On procède ensuite à l’exercice de la carte identité personnelle. À partir des situations exprimées, le jeune est invité à créer LA carte d’identité qui justifiera ses droits et/ou ses devoirs. Exercice est pas facile à comprendre, lorsqu’il est mal énoncé. Pour le justifier, il faut des exemples percutants. Mais en discutant, nous évoquons une carte d’identité « communale », qui justifie qu’on appartient à tel quartier et qu’on partage avec ses habitants. Face au léger frein d’Ahmed, j’élabore une nouvelle consigne : donner un titre à cette carte. carte personnelle de « conviction », ou « communale », ou encore « de soutien amicale », …

Je retente l’activité avec Cyril, 15 ans. On évoque d’abord des situations de l’espace public qu’il a apprécié et qu’il a subi. Je lui demande plus de détails, « Tu vas à la place Kléber avec qui ? ». Pour comprendre les nuances de ses propos, je reformule certaines phrases :

« — Je trouve cette place très passante »
devient « — Tu n’apprécies pas le nombre ou plutôt tout ce qu’ils font ?
— C’est vrai qu’il y a beaucoup d’évènement … les gens font la fête et laissent des cannettes … ils boivent beaucoup ».

Je l’accompagne en faisant ma propre carte de droit « espace minimum vitale ». Il propose ensuite la sienne, et énonce timidement la situation dans laquelle il l’utilise.

« — ça, c’est pour montrer que J’ai 15 ans et ça, c’est … C’est pour les touristes. »
« — La ville doit être propre pour les touristes ? »
« — Oui, je fais attention à eux ».
« — Tu montrerais ta carte à qui ? »
« — Bah, à ceux qui laissent leurs cannettes, qui salissent la statue ».

Cet après midi, les centres socio-culturels de l’Illkirch et d’Elsau m’attendent pour poursuivre la récolte. C’est dans ces lieux où se côtoient jeunes et éducation populaire que je vais pouvoir explorer les questions suivantes : Comment renouveler le rôle d’acteur des jeunes citoyens au quotidien ? Quelles outils pour les éveiller à des pratiques collectives ?

Monique et Robert, les experts 2

  
  

Ils connaissent presque toutes les cartes proposées mais pas leurs vertues. Le micro chantier et ses outils suscitent encore une fois un vif intérêt 

Monique et Robert, les experts

  
Ils habitent dans le Jura, sont à strasbourg pour la journée. Et ont toutes ces plantes dans leur jardin.

Encore un micro chantier

  Rue des bouchers, ça pousse fort .

Pissenlit en chantier. 

 

Louis augereau : spectacle vivant / graphisme vivant

« Le programme de spectacle vivant, dans la forme qui semble avoir été adoptée par la majorité des institutions culturelles, est-il adapté à une politique de médiation culturelle ? »

Pour ma part je vais me servir de ces deux jours pour, à travers différentes expériences en public, questionner le report de chacun à l’univers du spectacle vivant et mesurer l’influence qu’ont les supports de communication dans le choix des lieux de spectacles et des événements. C’est parti pour une journée de pêche, en espérant que ça morde !

 

Expérience 1 //Choisir un spectacle

Où : Place Kleber
Quand : Jeudi matin
Qui : Le public le plus large possible.
Outils : Différents jeux de cartes présentant des images et/ou du texte. Contenus extraits des programmes culturels de la ville de Strasbourg. Un jeu avec photos et texte court + que des photos de spectacle (TJP)+ un jeu avec que des illustrations/photomontage (TAPS) + que du texte (Le Maillon)
Déroulement :
— Phase de contact « Bonjour j’ai du mal à choisir un spectacle parmi le programme du Théatre X, pouvez vous prendre 5 minutes pour le consulter avec moi et m’aider à faire mon choix ? »
— Présentation du programme
— Récolte des réactions, accompagnement dans le choix.
Objectifs : 
Observer les différentes attitudes face à des programmes inhabituels, voire loufoques. Comment représenter le spectacle sur un support imprimé. Quel impact ont l’image et le texte dans nos choix. Faut-il susciter le fantasme ou réussir à donner une idée précise de ce qu’est le spectacle.
Compte rendu :

Expérience 2 //Varier les supports

Où : Place Kleber
Quand : Jeudi après-midi
Qui : Le public le plus large possible.
Outils : Un même programme avec la même identité, mais dans des formes différentes. Un journal, un programme A5, un poster, une pochette surprise, un format de poche. 10 exemplaires min par format. Je les distribue aux personnes assises sur la place.
Déroulement :
— Phase de contact « Bonjour le programme du théâtre X vient de sortir, servez-vous et choisissez votre format ! »
— Récolte des réactions, accompagnement dans le choix.
Objectifs : 
Voire si le public est naturellement attiré par le format classique. Tester des nouvelles formes de format, voir comment elles sont reçues.

Compte rendu :
Expérience 3 //Récolte de matière première Où : Espace Klaus Grüber + Théâtre du Maillon
Quand : Jeudi 20 h + Jeudi 20 h 30
Qui : Des personnes qui vont voir un spectacle
Outils : Des stylos et des papiers à distribuer. Différents protocoles : écrire une réplique qui vous émeu, une réplique qui vous fait rire, un dessin si vous vous ennuyez, un bonhomme qui souri quand vous riez, le dernier mot que vous entendez pendant que le noir se fait, échelle de la douleur dans mes mains après avoir applaudi, un œil quand vous pensez que le comédien s’est adressé directement à vous.
Déroulement :
— Phase de contact « Bonsoir, je ne peux malheureusement pas assister à la représentation de ce soir, mais pourriez-vous participer à me la raconter ? »
— Proposition d’un protocole
— Être présent à la sortie, repérable, pour récupérer les petits papiers.
Objectifs : 
Récolter différentes formes de témoignages pendant un spectacle. Proposer une façon plus « éveillée » d’être spectateur. Voire si cela crée du dialogue.
Compte rendu :
Expérience 4 //Raconter un spectacle
Où : Espace Klaus Grüber + Théâtre du Maillon
Quand : Jeudi 21 h 15 + Jeudi 22 h 30
Qui : Des personnes qui sortent d’une salle de spectacle
Outils : Des formats affiche vierges et des papiers à découper, ainsi qu’un catalogue de personnages découpés et formes abstraites. Catalogue typographique. Colle et scotch
Déroulement :
— Phase de contact « Bonsoir, j’ai raté la représentation, je suis hyper triste, vous pourriez me la raconter en me faisant un dessin ? »
— Présentation du matériel
— Photographier les propositions
Objectifs : 
Voir comment les gens racontent et représentent une pièce de théâtre. Comprendre ce qui les a amenés à venir voir cette pièce-là et le rôle du programme dans ce choix. Comparer leurs attentes et leur ressentiment suite à la représentation.
Compte rendu :

« – Mes parents préfèrent que je réussisse mon bac pro que genre, je galère, en général, et que je ne trouve rien quoi ! 
Moi mes parents ont trouvé que c’était déjà bien que je fasse un bac pro ! »

Postée à la cantine du lycée Le Corbusier à Illkirch-Graffenstaden, j’aborde et occupe les élèves qui attendent dans la longue file d’attente pour aller manger. Je leur propose de tirer au sort une carte métier et de m’en faire le portrait robot.  Métiers courants/stéréotypés ou métiers au noms obscurs demandant de l’imagination, tous sont prétextes à l’ouverture au dialogue sur la thématique de l’orientation, la recherche d’informations liées aux professions…

Ça ressemble à quoi un programme de théâtre ?

image Place Kléber. Aujourd’hui et demain.

Une école intéressante

  
Il semblerait que nous partageons des idées communes ! Intervention à venir à l’école ste madeleine ?

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image Est-ce que vous voulez bien nous donner votre écriture?

Vif intérêt pour cette première rencontre

« Ah ouais , ça soulage les jambes lourdes en tisane ?! » Dit Bernardo qui n’avait jamais prêté attention aux plantes de rue jusqu’à maintenant

  

C’est parti !

On se poste place d’Austerlitz , on a repéré du achillée mille-feuille : peut être que notre chantier nous amènera des curieux 
 

Mise en place du chantier sensible

 
Labo « Les outils de la transmission » 

Alain Froehlicher et Chloë Dupuy

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