Bio pour tous ? – SSA

Carnet de bord d’Agathe
Carnet de bord de Feryel
Carnet de bord de Mélanie
Carnet de bord de Thomas

Dans le cadre du projet sur l’alimentation, nous avons étudié les nombreux défis qui l’accompagnent. Au départ, nous avons réfléchi à l’équilibre entre nos besoins essentiels et nos valeurs économiques, écologiques et éthiques. Cette recherche nous a amenés à faire des différentes rencontres. Cela nous a permis de découvrir un aspect de l’alimentation beaucoup plus développé et complexe que ce que nous avions imaginé.

On a décidé de créer un sondage basé sur une seule et unique question, afin d’approfondir ces découvertes et de confronter nos idées à la réalité. Cette question nous a amenés à la discussion et à mieux comprendre les enjeux et les habitudes des gens, dans ce système alimentaire en pleine évolution.

 

L’UNIVERS DU PROJET

Pour notre support, on est partis sur du bois, des tasseaux, du carton et du papier. L’idée, c’était de donner un côté plus humain, plus “fait main“, pour que
le dispositif soit plus accueillant, presque chaleureux. On a fait un dispositif qui donne vraiment envie de s’approcher et de s’arrêter. Au contraire, si nous avions fait une affiche grise avec du fer en support le rendu serait plus froid et donnerait juste envie de tracer son chemin sans discuter.

Nous avions aussi une contrainte : le vert. En fin de compte, cette couleur s’intégrait parfaitement avec notre problématique.

Au final, le bois et le carton sont restés nos matériaux principaux ; Ces aspects sont devenues le reflet de l’univers visuel de notre réflexion : un lien entre notre message de notre projet.

 

LE COMMENCEMENT

Ce matin là c’était sondage au marché pour notre groupe en DNMADe Innovation Sociale !

Tout a commencé à travers plusieurs exercices, en particulier de typographie. Nous avons tester différentes combinaisons de tailles et de polices pour mettre
en forme des affiches.

En parallèle nous avons étudié plus en détails le sujet de l’alimentation. Quels sont ses rapports avec la santé ? L’écologie ? L’économie ? Ou encore la vie collective ?

C’est alors que notre projet est né !

 

Il fallait d’abord concevoir des prototypes en cartons pour se donner une idée de “à quoi va ressembler le final”. Nous avons pensé à un support pour écrire,
et des flèches et un haut dispositif pour être repérable de loin.

Le 9 mars Morgane Dreanno, une bénévole de l’association pour la sécurité sociale alimentaire de Strasbourg est venue répondre à nos questions. Comment faire parler des inconnus et les mettre à l’aise ? Qu’est ce qu’est la sécurité sociale alimentaire ? Et que fait elle dans cette association ? Cette rencontre nous a permis d’avoir plusieurs formulations de questions pour notre sondage. « Le bio, c’est pour les riches ! », « Les pauvres ne mangent pas bio ! » et enfin, notre question finale : « Pourquoi (n’) achetez vous (pas) bio ? ».

 

L’EVOLUTION DE LA QUESTION

La recherche de cette questions nous à donner du fil à retordre malgré l’intervention de Mme Dreanno !

A travers un premier test dans la classe, nous nous sommes rendus compte que notre première version « Le bio, c’est pour les riches ! » n’était pas assez provocante. Nous avons pensé qu’en tournant la phrase dans l’autre sens elle pourrait interpeler plus, et permettre de trouver des alternatives ou des solutions d’accès au bio.

« – Les pauvres ne mangent pas bio !
– Si ! Ils peuvent planter chez eux leurs propres produits ! »

Mais durant le 2e test fait à la cantine du lycée, nous avons réalisé que les passants ne comprenaient pas vraiment la phrase. S’attendant à une question,
ils ne savaient pas comment réagir, ni comment y répondre. C’est pourquoi nous nous sommes finalement tourné vers un question concrète :

« Pourquoi (n’) achetez vous (pas) bio ? “

 

LE SONDAGE FINAL

Les derniers détails finis, ca y est nous étions prêts. Ce mercredi 25 mars nous sommes allés au marché de la place Broglie. Après quelques passages
et rencontres, il était déjà possible de distinguer plusieurs types d’interactions. Certains prenaient le temps de rester avec nous, de débattre plusieurs minutes, voulant réellement nous faire comprendre leur point de vu. Alors que d’autres lançaient leurs réponses de loin et rapidement, presque agacés. Notre question suscitait donc des réactions différentes et ca s’est retrouvé également dans les traces écrites récoltées :

  • Certain optaient pour une argumentation détaillée
  • D’autres pour la mise en évidence des effets de causes conséquences
  • Ou encore d’autres penchaient pour des phrases simples comme “parce que c’est trop chère”

Ces réponses dépendent de l’engagement du passant, du temps qu’il voulait nous accorder et son sentiment de légitimité.

 

CE QU’ON A APPRIS

Nous avons compris nos erreurs de conception. Durant la phase de création de notre dispositif, plusieurs choses manquaient, mais étant « enfermés » dans ce rôle de designer, on a pu se rendre compte de ces détails seulement à notre deuxième test auprès d’élèves du lycée. En effet nos papiers réponses étaient trop petit pour les personnes avec une grande écriture, notre « bac » n’avait pas d’ouverture pour récupérer ces réponses, et aucun emplacement dédié pour un stylo n’avait
été pensé. 

Concernant les réponses reçues, on a pu constater, après nos test, que notre « question » n’était pas assez clair et n’était peut-être pas assez ouverte, ayant récoltés beaucoup de « oui/non » . On a alors du repenser notre sujet pour que les usagers puissent développer leurs ressentis et leurs avis dans des réponses
plus profonde et réfléchie, ce qui a fonctionné lors de notre test final au marché.

Au final, ce projet a été très enrichissant, il nous a permis de sortir de notre zone de confort, nous forçant a aller à la rencontre de nouvelles personnes.

Toutes ces rencontres nous on permis d’étendre notre vision des choses, car oui, faire un projet en classe c’est sympa mais cela peu parfois nous enfermer dans
une idée, alors qu’en rencontrant les usagers directement sur le terrain, on se rends mieux compte de la diversité des paroles récoltées.