Exposition « mundo gitano »

Visite et atelier d’EMC/histoire à la médiathèque d’Illkirch

autour de l’exposition « mundo gitano »

 

Les élèves de 1PMEL de Mme Rigolot racontent leur visite de l’exposition :

Dans un premier temps, nous avons parlé des noms « tsiganes » (qui signifie « intouchables) et « roms » (qui signifie « homme » et qui désignent les Tsiganes de l’Europe du centre) et aussi « gitans » (qui vient de l’espagnol « egipcio »).

Puis nous avons parlé de l’histoire de leur migration : elle débute vers l’an 1000, après Jésus Christ au Rajasthan en Inde, ils ont été forcés à l’exil. Lors de cet exil, certains sont passés par l’actuelle Turquie, d’autres sont passés par le Nord de l’Afrique, notamment l’Egypte.

Souvent on dit que les Tsiganes sont nomades mais aujourd’hui moins de 10% des Tsiganes sont nomades; la plupart des Tsiganes sont sédentaires.

C’est un peuple qui a souvent été victime de préjugés, d’exclusion et de discrimination (séparer un groupe d’hommes en le traitant plus mal). Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il y a eu le génocide (crime visant la destruction totale d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux) ; connu sous le nom de « grande dévoration » (« porajmos »), ce génocide a fait plus de 200 000 victimes.

Nous avons regardé une vidéo d’un ethnologue qui expliquait que l’intolérance et les préjugés viennent du fait que le peuple tsigane est vu comme libre, non attaché à la terre : les peuples fixes sont « jaloux » en pensant à la liberté des origines de l’humanité (les premiers hommes sont des cueilleurs nomades).

Nous avons parlé de la langue romani, de la culture qui se transmet surtout à l’oral, des musiques tsiganes et nous avons visité une exposition de peintures représentant le peuple tsigane.

En discutant, nous nous sommes rendu compte que certaines musiques traditionnelles d’Inde et du Pakistan (connues dans la classe par quelques élèves), commençaient par un « raag », c’est-à-dire des vocalises exprimant une plainte : cela ressemble vraiment beaucoup aux vocalises au début des morceaux de flamenco (musique d’Espagne du Sud jouée/chantée par les Gitans).

La meilleure manière de lutter contre les préjugés est de ne pas écouter les préjugés, de bien éduquer (surtout les jeunes générations), d’apprendre l’histoire et la culture d’autres peuples pour ne pas réduire un peuple aux stéréotypes qui circulent.

La classe de 1PMEL de Mme Rigolot