PAF ! Plus d’élec’ ! Informer

En 2066, le monde a basculé. Chatgpt est devenue incontrôlable s’est révoltée contre l’humanité, provoquant une succession d’événements qui ont profondément bouleversé la société et entraîné la disparition de l’électricité. Internet, les réseaux sociaux, les téléphones et tous les moyens de communication numériques sont désormais inutilisables.

Dans ce futur, une question se pose alors : Comment continuer à s’informer sans Internet ?
Comment connaître l’actualité, communiquer avec les autres ou simplement savoir ce qui se passe autour de nous ?
C’est à partir de cette situation que nous avons imaginé plusieurs questions.
Une en particulier a retenu notre attention : 

« Comment t’es-tu informé sans Internet pour la dernière fois ? »

Pour faire participer les visiteurs, nous avons également créé une messagerie avec un répondeur.
La question « Comment t’es-tu informé sans Internet pour la dernière fois ? » leur est posée, et chacun peut laisser sa réponse, ses idées ou ses réflexions. Ces témoignages permettent ainsi d’imaginer ensemble les différentes solutions qui pourraient exister dans ce futur.

À travers notre projet, nous vous invitons à vous projeter dans ce futur sans électricité et à réfléchir aux moyens qui pourraient nous permettre de continuer à faire circuler l’information sans utiliser les technologies numériques. Notre exposition est présentée au Shadok, à Strasbourg, un lieu dédié à la création, aux cultures numériques et à l’expérimentation. C’est dans cet espace que nous partageons notre vision de ce futur et invitons les visiteurs à imaginer, avec nous, un monde où l’information doit à nouveau circuler autrement.

Nous avons réalisé plusieurs exercices en amont afin de préparer le projet a mieux.

 

 

 

 

Cerner le sujet

D’abord nous nous sommes replonger dans le temps. Comment à l’époque où il n’y avait pas d’électricité, le monde pouvait s’informer ? Et à quelle échelle ? Nous avons fait des recherches et présenter à la classe nos trouvailles : Avant, on s’informait principalement à travers les journaux
et les affiches ! Et on se limitait aux informations proches de chez nous (village, quartier, …).

Nous avons réalisé une carte mentale avec nos réponses.
Nous avons déduit que dans un monde ou l’électricité n’existerait plus, il serait intéressant de rendre l’affichage plus accessible aux gens. On pourrait installer plus de panneaux d’affichage, a des endroits de passages comme la mairie ou des écoles, afin que les informations soient transmises et qu’on sache où se renseigner. Les méthodes d’impression sans électricité, comme la lino gravure par exemple, pourraient aussi se développer.

Nous avons également penser à de nouvelles utilisation des appareils électroniques.
A quoi pourrait ils nous servir si on n’a plus d’électricité ? Pourrions nous remplacer l’électricité par une nouvelle ressource ?
Pour le savoir il fallait vous le demander !

 

 

Le test au lycée

Nous avons alors effectuer un test dans lequel nous avons poser la question suivante aux élèves du lycée :
« Quand et comment t’es-tu informé sans électricité pour la dernière fois ? ».
Pour présenter notre question, nous avons créé un premier test avec un dispositif en carton sur lequel nous avons intégré la question ainsi qu’un photocollage que nous avons faire a la main avec des images en blanc et noir. Nous avons ensuite testé le dispositif afin de voir comment les personnes réagissaient et s’il permettait de transmettre notre idée.

Malheureusement la question n’a pas eu beaucoup de succès… D’abord à cause de la typographie fine, et serrée presque illisible. Mais aussi par sa formulation trop longue et trop vague ! Nous avons alors changé la question en transformant « électricité » par « internet », et en raccourcissant la question :« Comment t’es-tu informé sans internet pour la dernière fois ? »

 

 

La typographie

Nous avons donc aussi repenser la typographie. Laquelle pourrait le plus faire échos au monde numérique ? Après un exercice qui nous a permis d’apprendre ou chercher les typographies et comment les choisir, nous avons choisis la typographie « Terminal Grotesk ». Elle marche très bien pour un titre : grasse, visible de loin, claire et lisible. De plus son effet « pixelisé » rappelle bien les écrans, et l’électricité qui nous a été retiré !

 

 

 

 

L’illustration

Pour finir il fallait que l’on trouve un moyen d’illustrer efficacement notre question. Nous sommes partis sur des images qui font échos au numérique comme des téléphones portables. Mais aussi des images qui proposent des alternatives a internet comme une librairie, des journaux, un porteur de parole, des panneaux…

Nous avons choisis de mettre ces images en noir et blanc pour que nos éléments en couleur ressortent bien. La bulle, le panneau et les téléphones sont en violet afin de sauter aux yeux du regardeur. On comprend alors tout de suite quel est le sujet !
La couleur du papier vert fluo nous était imposée. Il fallait alors trouver une couleur qui se démarquait assez. Le rouge/violet fut le meilleur choix.

Pour la mise en page nous avons utilisé des applications comme Photoshop pour les retouches
et la suppressions d’arrière plans, et InDesign pour l’assemblage des éléments.

 

 

 

 

La structure

Pour présenter les affiches, nous avons choisi d’utiliser une structure pliable composée de cubes. Nous avons superposé les cubes afin de créer une structure plus grande et de pouvoir y accrocher les affiches.

Pour trouver un système permettant de maintenir les affiches, nous avons réfléchi à des solutions, nous avons finalement choisi d’utiliser des tasseaux en bois comme supports. Nous avons coupé les tasseaux aux bonnes dimensions, puis nous les avons fixés à la structure à l’aide d’écrous papillon.

Ce système nous permettait de maintenir les affiches tout en gardant une structure simple et facilement démontable pour plus de stabilité on a décidé de mettre des fils en diagonal.

 

 

Installation au Shadok

L’exposition devait être installée au Shadok, en deux parties : une première partie consacrée au projet  « PAF ! Plus d’élec’ » , et une deuxième partie consacrée à l’expos[IS]ion (Notre 2nd projet.). Pour l’installation, nous avons assemblé la structure afin de pouvoir installer les affiches. Une fois les affiches fixées à l’aide des tasseaux, nous avons aménagé l’espace autour de la structure.

Nous avons placé des poufs verts fluo autour de celle-ci, en laissant suffisamment d’espace pour que les visiteurs puissent circuler facilement et sans obstacles. Nous avons également installé deux petites tables pour mettre les flyers à disposition des visiteurs. Sur les flyers on pouvait retrouver les numéros de téléphone que les visiteurs pouvaient appeler afin de répondre aux questions.

Enfin, nous avons placé la structure près des escaliers afin de créer un espace plus intime et calme,
où les visiteurs pouvaient prendre le temps de regarder les affiches et de découvrir notre projet.

 

 

 

Conclusion

Au départ, notre projet nous a amenés à nous demander comment informer sans utiliser Internet, en cherchant des solutions qui puissent être comprises rapidement par différents publics. Nos recherches et nos échanges nous ont permis de comprendre plusieurs manière de répondre à notre question, notamment les affiches, les panneaux d’information, la presse et les crieurs.

Au fur et à mesure du projet, nos idées ont évolué et nous avons dû faire des choix pour rendre notre proposition plus cohérente et plus adaptée. Nous avons travaillé sur le contraste, la lisibilité et la circulation dans l’espace, afin que les informations soient visibles et compréhensibles rapidement. Le collage, réalisé avec InDesign et Photoshop, nous a permis d’illustrer notre question. Comme support nous avons réutiliser une structure existante tout en l’adaptant à notre projet. La contrainte du papier vert fluo nous a également poussés à réfléchir davantage aux couleurs et à leur mise en valeur.

Finalement, ce projet nous a montré qu’il est possible de transmettre une information de manière efficace sans passer par les outils numériques, en travaillant sur des supports physiques et visuels.
Les différentes étapes, de la recherche à la fabrication puis à l’installation au Shadok, nous ont permis d’améliorer nos idées et de comprendre l’importance de la cohérence entre le message, le support
et l’espace dans lequel il est présenté.

 

 

Mélanie CONVERCEY, Agathe BICHOFF, Elsa BOUCHHEID, Eden GIBOYAU, Elizabeth MERZIER