Carnet de bord de Marie-SSA

Tu cuisines ou tu commandes ?

Tout le long de notre projet nous avons remplis un carnet de bord. Grâce à celui-ci, nous avons pu nous organiser, nous repérer dans notre travail et répartir les tâches entre les membres du groupe.

Ce projet autour des porteurs de paroles et de la sécurité social de l’alimentation a tout d’abord commencé par une mise en abime à travers des ateliers brises glaces autour de la typographie, la composition, mais aussi avec des notions autour de l’alimentation, des porteurs de paroles (homme sandwich). De plus, il a été accompagné de multiples rencontres à travers des interventions de plusieurs spécialistes.

Par groupe, nous avons pu ensuite réaliser un premier prototype de notre dispositif et se mettre d’accord sur la thématique à travailler. Trois grande thématiques ressortaient des échanges que nous avons pu avoir; l’économie, la santé et l’écologie. Avec mon groupe nous avons décider d’aborder le sujet de la santé à travers une problématique portant sur la nourriture transformée et ainsi destructrice pour la santé physique mais aussi mentale. Notre premier jet de question était la suivante: “Manger 1 fois par mois Mcdo ou manger 1 fois par mois végan ?”.

Premier test au sein de la classe

Lundi 9 mars

Nous avons eu la chance d’assister à une intervention de Morgane Dreanno chargée de mobilisation habitante pour l’association “Pour une Sécurité Sociale de l’Alimentation Alsace”. Cette dernière plaide pour l’instauration d’une sixième branche de la Sécurité Sociale garantissant un accès équitable de toutes et tous à l’alimentation en ce basant sur une cotisation collective. Cette intervention était passionnante de part le message et les valeurs qu’elle véhicule mais aussi de part la manière dont l’association aborde les problématiques et la mise en place de ce projet.

Lors de cette journée nous avons beaucoup débattu mais surtout nous avons pu mettre en commun et faire évoluer nos problématiques par groupe. De ce fait, nous avons changer notre approche de la santé et d’interpeller les passants en rédigeant une question plus ciblée qui nous permettrait d’élargir nos réponses et ainsi ouvrir plus amplement à la discussion avec les usagers. Notre nouvelle problématique s’articulait ainsi; “Tu commandes ou tu cuisines ?”.

Mardi 10 mars

Durant cette séance, nous avons approfondi notre réflexion sur la structure et le design de notre bannière, en nous concentrant particulièrement sur l’assemblage des éléments et la recherche graphique de formes. Pour cela, nous nous sommes inspirées de références de design liées à la partie assemblage afin de créer une structure à la fois solide et esthétique, mais aussi de références plus graphiques trouvées et conseillées par la professeur sur Pinterest.

J’ai quant à moi mené des recherches plus poussées sur InDesign pour affiner la composition graphique de notre projet. Cela m’a notamment permis d’explorer différentes pistes sur la typographie en testant des polices, des hiérarchies visuelles et des mises en page adaptées à notre message. Ces étapes ont été essentielles pour poser les bases d’une bannière qui allie cohérence visuelle et impact.

A la fin de cette séance nous avons pu constater et lister les besoins que ce projets allait nous demander que ce soit en terme de machines, de matériaux ou de matériel.

Tests sur InDesign

Lundi 16 mars

Lors de la troisième séance, nous avons concrétisé notre projet en réalisant de multiples tests, notamment à la découpe laser et à la machine à coudre. Nous avons ainsi mené des essais sur différents tissus, variés en couleurs et en textures, pour déterminer comment assembler des éléments graphiques sur du tissu de manière à ce que notre bannière soit amovible, modulable et résistante aux intempéries. Par ailleurs, nous nous sommes également renseignées sur le principe des patchworks, une technique qui a enrichi notre approche créative.

Cependant, nous avons rencontré quelques complications qui nous ont permis de progresser grandement. Par exemple, le tissu ne pouvait pas être découpé à la découpe laser, ce qui a nécessité une adaptation de notre méthode. De plus, l’utilisation d’une bombe de peinture à base de craie s’est révélée inadaptée car elle n’a pas adhéré du tout à la structure en bois de notre projet. Ces erreurs ont été précieuses car elles nous ont appris à anticiper les contraintes techniques et à innover dans nos solutions.

Mardi 17 mars

Pendant cette séance nous avons passé le temps à rattraper nos erreurs pour enfin avancer concrètement. Une personne du groupe s’est chargée de repeindre entièrement la structure en bois à l’acrylique et aux pinceaux, tout en peignant aussi le carton qui allait nous servir de support pour recueillir les réponses des usagers.

De mon côté, j’ai pris en charge la partie graphique de la bannière et du panneau de réponses. J’ai imprimé et découpé toutes les lettres ainsi que les ronds formant la base des patchworks, d’abord sur du papier pour créer des patrons puis sur nos tissus. Pendant ce temps, la dernière personne de notre groupe s’est occupée de coudre la base de la bannière et a réalisé une erreur de couture. Heureusement, celle-ci a été rapidement rattrapée grâce au découpe vite et aux conseils avisés de la professeure. Ces ajustements nous ont permis de reprendre le fil de notre projet avec plus de sérénité et d’entrain.

Lundi 23 mars

Durant cette séance, nous nous sommes empressées à deux de tout préparer pour avoir le temps de coudre chaque lettre et chaque patchwork sur notre dispositif. Malheureusement, par manque de temps et de disponibilité des machines, nous avons dû abandonner cette technique et la remplacer par du scotch double face et de la colle chaude. Cette solution nous a permis de gagner un temps considérable, même si les finitions n’étaient pas satisfaisantes et que nous avons dû redécouper les lettres sur du feutre afin que ce dernier ne s’effiloche pas et n’ait donc plus besoin de couture.

Pendant ce temps, la troisième personne du groupe nous a épaulées et s’est occupée de peindre la tablette, qui sert de support d’écriture pour les usagers.

Mardi 24 mars

Lors de cette dernière séance, une personne du groupe s’est donc chargée de finaliser la tablette pour écrire en y ajoutant tout le matériel nécessaire à l’écriture et à son accrochage.

De mon côté, j’ai aidé un coéquipier à réaliser les patchworks et j’ai finalisé le tableau de réponses. Et notre bannière a quant à elle été finalisée grâce à une participation collective, ce qui a permis de concrétiser l’ensemble de notre dispositif.

Malheureusement, un manque de communication a ralenti notre groupe en début de séance, car nous avons dû nous réunir pour mettre les choses au clair sur les tensions qui persistaient depuis plusieurs séances. Cependant, nous avons réussi à trouver un terrain d’entente et à terminer pour de bon l’intégralité de notre projet.

Mercredi 25 mars

Nous nous sommes rendues toutes les trois au marché d’Illkirch un mercredi pendant une pause afin de tester notre projet à petite échelle avant le grand jour final. Ce test a plutôt bien fonctionné et nous a redonné le moral, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont participé. Une belle façon de nous préparer pour le jour tant attendu !

Samedi 28 mars

Durant cette séance nous n’étions que deux à nous rendre au marché de Strasbourg, plus précisément près du boulevard de la Marne. Nous y sommes restées environ une heure à une heure et demie afin de collecter un maximum de réponses. Malgré quelques refus d’obtempérer de la part de certains usagers notre mission a été réalisée avec succès. Nous avons ainsi rencontré et discuté avec de nombreuses personnes sur le sujet de l’alimentation, un thème à la fois vital et très intéressant.

Mardi 31 mars

Durant cette séance, ce fut le dernier jour où nous avons abordé le sujet, car chaque groupe a présenté à tour de rôle son dispositif devant les professeurs en charge du projet, mais aussi devant une classe de Terminale Arts Appliqués et les élèves de notre propre classe. Une belle occasion de partager notre travail et d’échanger avec un public plus large !