Dans notre projet, nous avons travaillé sur l’alimentation et son lien avec la santé. Au début, nous nous sommes posés une question : est-ce que les gens mangent vraiment sainement ? En effet, ce qu’on mange a un impact énorme sur notre corps, surtout les produits transformés et les conservateurs qu’on y trouve. Notre première idée était de poser une question directe : tu préfères manger une fois par mois au McDonald’s ou une fois par mois un repas végan ? Finalement, nous nous sommes rendus compte que cette question n’amenait pas les personnes à échanger. Aussi, nous avons changé notre approche : tu cuisines ou tu commandes ? Cette question nous a permis de mieux comprendre les habitudes des usagers du marché. Et elle nous a amené à envisager d’autres aspects de l’alimentation, comme l’impact des commandes en ligne sur les conditions de travail des livreurs.
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“TU CUISINES OU TU COMMANDES ?”
Dans le cadre d’un cours autour de l’alimentation nous avons eu la chance de débattre et d’apprendre de nouvelles choses autour de thématiques sur les porteurs de paroles. Dans la continuité de ces multiples débats, accompagnés aussi d’intervenants, nous avons du rédiger une problématique. Cette problématique de base nous a servi de support a l’imagination et la création par groupe d’un dispositif permettant le déplacement et l’interaction avec un public au sein d’un marché. Celui-ci devait donc être concret, clair, inclusif, concis mais aussi être transportable, visible et comporter un support de récolte. La problématique a évolué tout au long de ce processus de co-création. Au départ trois grandes thématiques ont été posées afin d’encadrer cette dernière ; l’écologie, la santé, l’économie. Ici nous avons choisi d’échanger, de sensibiliser autour de la santé et plus précisément mettre en exergue la nourriture peu transformée et cuisinée à la maison, à la nourriture transformée et toute faite.

- Pour réaliser notre projet, nous avons utilisé deux morceaux de bois de tailles différentes que nous avons ensuite peints en blanc. Nous avons dû réfléchir à un dispositif permettant de fixer ces deux éléments ensemble, car ils constituent la base de notre projet. Nous les avons finalement fixés à l’aide d’élastiques bleu, ce qui permettait à la fois de les maintenir solidement et de respecter la couleur imposée.
- Pour la banderole, nous avons pris un morceau de tissu que nous avons transformé afin d’en faire une banderole. Au départ, nous souhaitions coudre la question directement dessus et réaliser l’ensemble en couture. Cependant, par manque de temps, nous avons trouvé une autre solution : nous avons utilisé du feutre. Nous avons découpé les lettres dans ce matériau, puis nous les avons collées sur la banderole à l’aide du scotch double face.
- Nous avons ensuite réalisé des éléments de type patchwork afin d’ajouter une dimension esthétique à notre projet.

Tests de collage

Tests de patchwork
- Concernant le système pour écrire, nous avons utilisé une planche que nous avons également peinte en blanc, afin qu’elle soit assortie à la structure. Nous y avons ajouté deux couleurs de post-it pour différencier les réponses à notre question.
- Enfin, pour afficher les réponses, nous avons pris un carton que nous avons recouvert de tissu blanc. Nous y avons fixé les réponses à l’aide de punaises bleues et blanches, la couleur bleue étant celle qui nous était imposée. De plus la forme que nous avons choisi pour les patchworks et les posthites sont les ronds.


Ce dispositif a un univers graphique à la fois artisanal, texturé et ludique, qui mise sur la simplicité pour créer un lien direct avec le public. En effet, l’univers graphique s’inscrit pleinement dans une esthétique “fait maison” (DIY), ce choix délibéré permet aux usagers de se retrouver immédiatement dans le projet : il n’y a pas de barrière technologique ou institutionnelle, ce qui encourage l’interaction. De plus, la typographie joue un rôle central dans notre création; elle est lisible, impactante et donne une cohérence visuelle. Nous avons aussi utilisé un camaïeu de bleus et de blancs, une palette qui évoque souvent la clarté et la confiance. Enfin, la structure en bois (type pancarte ou totem) suggère la mobilité et l’occupation de l’espace public, invitant les passants à s’arrêter pour participer à cette “réponse” collective.


Nous avons constaté que la majorité des réponses tournent autour de la cuisine, car le marché est un lieu où les gens achètent leurs produits pour cuisiner eux-mêmes. Que ce soit par passion, par amour, par méfiance envers les livraisons, ou par souci d’économie, cuisiner permet à certains de trouver un équilibre. Cela leur donne la possibilité de savoir exactement ce qu’ils mangent, de se faire plaisir ainsi qu’aux autres. Ils en retirent une fierté personnelle et prennent plaisir à déguster ce qu’ils ont préparé eux-mêmes. L’espace de la rue aurait été plus intéressant car ce dernier n’est pas sensibiliser, comme le marché, de ce fait les réponses et diagnostiques auraient été plus diversifiés.

Lors de ce projet de terrain plusieurs enseignements ont émergé. D’abord, nous avons compris l’importance de créer un message clair et attractif pour capter l’attention rapidement dans un environnement animé. Cependant, des difficultés de communication interne et un manque d’organisation ont freiné notre efficacité: certains membres n’étaient pas toujours sur la même longueur d’onde, ce qui a compliqué la répartition des tâches et la gestion du temps. Cette expérience a donc souligné combien la coordination et l’écoute active sont essentielles pour réussir un projet collectif.
Elsa BOUCHHEID, Elizabeth MERZIER, Marie PLEDEL