Les légendes de Strasbourg – Cartographie Sensible

Notre carte apporte un point de vue mystique sur la ville de Strasbourg. À travers elle, les spectateurs en apprennent plus sur les légendes présentes tout autour de nous (la cathédrale et ses environs). 

 

La naissance de l’idée

Nous avons débuté notre démarche en notant toutes nos idées : utiliser un livre comme support, travailler à partir de photographie de type found footage, ou encore de cyanotypie… On a également pensé à assembler des cartes, comme un puzzle à l’aide de “cartes de tarot” revisitées.

Nous avons beaucoup hésité entre cette dernière idée et une carte à base de relief. 

Ce second choix nous a le plus convaincu car il nous paraissait plus ludique et offre une meilleure réponse au sujet.

Le soir même nous avons entamé les recherches et la sélection des légendes, que nous avons ensuite réécrites, de manière plus concise. 

 

La conception de la carte

Pour sa conception on a réalisé plusieurs sorties dans Strasbourg et puis, complété nos recherches à l’aide d’internet. 

Le premier jeudi on a validé notre idée de base :

Le support :

Notre carte est en papier jauni comme si c’était une vieille carte retrouvée. On voulait un côté  «  ancien » pour faire références aux légendes qui se déroulent toutes dans le passé. Nous l’avons illustré par gravure à pointe sèche grâce à une plaque de plexiglas récupérée d’un ancien cadre, pour reprendre les techniques d’impression de l’époque . La gravure symbolise l’immortalité de nos légendes, qui traversent le temps grâce à une trace écrite et imprimée. On a également choisi cette technique pour son côté légèrement imprécis et tachant qui rappelle les cartes anciennes et abîmées par le passage du temps. Cela peut légèrement altérer la lisibilité des histoires et renforce le fait que les légendes peuvent changer d’une personne à une autre.

 

Les éléments :

Les îlots sont noirs en terre auto-durcissante. Cette matière est symbole de la fragilité de la vie, ce qui est lié à nos histoires qui mêlent à la fois vie et mort. Le tout rend notre travail sensible notamment grâce au toucher dû aux reliefs et textures. Il a aussi une approche culturelle engendrée par nos histoires qui traversent les époques et sont maintenant ancrées dans notre quotidien. Après avoir défini la base, nous avons cherché les formes que nous allions utiliser. Les tailles ont aussi été réfléchies. On a choisi de créer une carte plutôt grande pour qu’elle soit plus lisible avec nos îlots. Nous avons pensé les éléments mobiles qui puissent tenir dans une main, par leur taille mais aussi leur apparence. Nous avons créé des formes arrondies pour qu’elles soient plus simples d’utilisation. 

 

Les écrits ont aussi été pensé pour nous inviter à tourner autour de notre carte et donc voir tous les éléments de cette dernière.

Durant le cours du lundi nous avons débuté la formation des sols en terre et des premiers éléments. Plusieurs défis se sont imposés à nous :

Pour faire tenir les éléments en terre nous nous sommes aidés de fil de fer. Pour faire les détails en terre nous avons utilisé et fabriqué des tampons, et objets à motif en relief. La conception de ces éléments a principalement été réalisée par Agathe.

Pendant ce temps Paul a fabriqué la gravure pointe sèche sur le plexiglas. 

Jeudi nous avons finalisé nos derniers éléments et détails sur les îlots à deux.

Le Week end Paul a fait des premiers essais d’impression qui n’ont rien donné de concluant. Il s’est vite rendu compte que sans presse c’était impossible ! 

On a donc pris un peu de retard que nous avons rattrapé le lundi. Nous avons réussi nos impressions après plusieurs essais. Plusieurs techniques ont été tentées : avec un rouleau, au doigt ou encore avec du papier journal, pour étaler l’encre. Finalement c’est cette dernière technique qui nous a le plus convaincu. L’un des défis a été de réaliser les impression avec une contrainte matérielle qui est la fragilité de la plaque qui se fissurait si l’on appliquait trop de pression. Nous manquions aussi d’encre, ce qui nous limitait dans le nombre d’impression possible.

En parallèle, nous avons peint les pièces en noir. Cela permet de contraster avec les couleurs plus claires de la carte, et de mettre en valeur nos îlots. Peindre nos îles a aussi permis de les rendre plus finies.

 

 

La présentation finale

Pour la présentation finale nous avons recréé les motifs présents sur la carte mais cette fois-ci en papier, placé autour du dispositif pour le rendre plus attractif. Pour utiliser notre carte on retrouve des éléments géologiques importants comme l’Ill ou la cathédrale. Les spectateurs ont accès aux différents îlots derrière lesquels on retrouve une légende associée.