“Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es.”
Ce mémoire porte sur la cuisine comme outil de transmission, qui, dans cette première phase de recherche, cherche à déterminer l’origine de ces pratiques chez les jeunes, notamment les étudiants qui débutent dans leurs cursus scolaire. La situation-type étant l’étudiant•e qui part du cercle familiale pour commencer à habiter seul•e ou en colocation. La question de recherche étant :
La cuisine comme outil de transmission : comment redonner aux jeunes l’envie de cuisiner ?
La cuisine est ce qui éveille à la créativité de chacun. C’est un acte qui est accessible à tous, et pour ma part, ce que je souhaiterais approfondir pour le projet de fin d’année. L’objectif serait de partir sur un projet de design social et culinaire incluant la création d’une approche ludique, structurant la couleur, la forme, la texture et le goût. Il peut être aussi important d’apporter une dimension collective pour rendre le projet plus amusant.
Manger, des habitudes alimentaires
Dans cette recherche, la cuisine s’est révélée être bien plus qu’un simple acte fonctionnel visant à se nourrir. Elle apparaît comme un espace de transmission de savoirs, de valeurs, de cultures et de liens sociaux, qui est aujourd’hui fragilisé par les changements sociaux. L’évolution des habitudes alimentaires, marquée par la société de consommation, le marketing des produits ultra-transformés et l’accélération des rythmes a contribué à une perte progressive de compétences culinaires, en particulier chez les jeunes adultes. Ces changements ont un impact sur la santé physique et mentale des individus. Chez les étudiants, cette transformation augmente l’insécurité alimentaire et accompagne une charge mentale élevée. Ils se désintéressent de l’acte de cuisiner, souvent perçu comme une contrainte.
Manger, toujours un plaisir ?
L’analyse des comportements alimentaires montre que les habitudes se construisent dès l’enfance et se stabilisent à l’âge adulte, ce qui souligne l’importance de l’éducation de goût. Pourtant, une fois sortis du cadre familial, de nombreux jeunes ont du mal à maintenir une alimentation équilibrée. Au delà d’une éducation au goût et à l’alimentation équilibrée qui n’aurait pas ou peu été effectué dès l’enfance, la difficultés qu’ont les jeunes à maintenir une alimentation saine serait dû aussi bien à un manque de temps, d’outils/d’espaces adaptés, à leur situation de précarité, à la solitude ou encore à une l’environnement publicitaire agressif influençant leurs comportements alimentaire. “La cuisine se situe entre deux pôles : celui du besoin vital et de la santé, et celui du plaisir et de la convivialité. Cette dualité, loin d’être résolue, entraîne des comportements d’abandon où l’alimentation n’est plus une priorité, malgré la conscience de son importance.” tu vas pas traiter de cette dualité donc ne mets pas cette phrase.
Redonner les moyens d’agir en cuisine
Face à ce constat, le design apparaît comme un levier pertinent pour raviver l’envie de cuisiner. Les études de cas montrent que le design culinaire, en mobilisant les sens, le faire, le jeu et l’expérience collective, permet de revaloriser la cuisine comme un acte accessible à tous, créatif et partagé. En mettant les participants dans une posture d’expérimentation plutôt que posture passive, le design social facilite la transmission. Apprendre à cuisiner devient alors un moyen de prendre en main son alimentation, son temps et son bien-être. Ainsi, la cuisine, lorsqu’elle est pensée comme un outil de transmission par le design, peut contribuer à redonner aux jeunes l’envie de cuisiner, non par obligation, mais par plaisir, autonomie et reconnaissance de soi.
La problématique est donc la suivante :