Séquence 2 – Les pratiques amateures dans le cinéma

L’amateur dans le cinéma est complexe à définir, car ce terme est polysémique. Roger Odin en a d’ailleurs étudié son sens dans différents champs de la pratique cinématographique : son sens dépend du contexte d’énonciation. En opposition au professionnel, dans un contexte utilisant des techniques, des formats particuliers, sans savoir-faire spécifique ou dans un sens péjoratif, du « mal-fait », l’amateur est multiple et n’a pas forcément bonne presse. Nous connaissons tous l’expression « C’est du travail d’amateur ».
Bernard Stiegler, lui, le considère en son sens étymologique : l’amateur est celui qui aime, qui est passionné et redonne une noblesse à ce mot trop déprécié de nos jours.
Je me concentre ici sur l’amateur comme celui hors du circuit professionnel. Mon amateur n’est pas un cinéaste de métier, il ne fait pas partie de l’industrie du cinéma, de son système économique, de ses circuits de diffusion.
Mais être amateur, c’est aussi une posture. Il fait avec amour, par plaisir, sans les contraintes du cinéaste professionnel, comme le démontre B. Stiegler, et il fait avec ce qu’il a, avec ses moyens, sans s’encombrer de règles et d’outils techniques.

 


suite…