Séquence 1 – La transmission d’une pratique cinéma

Définir le cinéma n’est pas chose aisée. Pour certains, le cinéma est une technique, celle du cinématographe des frères Lumière, qui consiste à reconstituer du mouvement par l’image. Pour d’autres, il s’agit du lieu où l’on visionne des films. Pour Maurice Merleau-Ponty, le cinéma est une « forme temporelle », et pas uniquement « une somme d’images »*. Le cinéma, disait Robert Bresson « est une écriture avec des images en mouvement et des sons »*. Avec cette définition, la plupart des contenus vidéos produits actuellement peuvent être considérés comme du cinéma, les vidéos YouTube comme les plus grands chefs-d’œuvre du septième art. C’est pour cela que j’ai choisi de m’intéresser à cette définition.
Dans les diverses définitions de la transmission, nous retrouvons l’idée principale de faire passer quelque chose d’une personne à une autre, de communiquer une information. Régis Debray la voit comme un processus à long terme, différent de celui de communiquer, dont l’information transmise définit la transmission.
Ainsi, dans le cinéma, la transmission se manifeste déjà par l’acte de projection, faire passer l’image sur le grand écran, puis dans la compréhension de l’image en mouvement, puis enfin la transmission des règles cinématographiques, de la grammaire, des technique etc. et l’étape finale de cette transmission serait alors la pratique. La pratique est la mise en action de règles théoriques, leur exécution, leur application.
Être dans le faire plutôt que de rester dans la théorie. Pour le cinéma, il s’agit alors de filmer, de s’approprier, voire d’inventer, les règles d’écriture pour écrire sa propre histoire.

 


suite…